« Nous assurons ainsi les correspondances avec une reprotection gratuite sur le vol suivant en cas de retard du train. A l’inverse, les clients peuvent prendre un train plus tard en cas de retard d’avion », poursuit Christophe Pouille. Quant au prix, impossible de le connaître précisément, il est inclus dans celui du billet d’avion. Toutefois, la grille tarifaire du TGV AIR est beaucoup plus simple que celle des trains classiques. Un tarif unique est fixé en début d’année en fonction de chaque gare. Libre ensuite à la compagnie de facturer le montant qu’elle juge adéquat à son client. Pour la SNCF, c’est une bonne affaire, car le panier moyen est beaucoup plus élevé que celui d’un TGV traditionnel. Peut-être à cause des voyageurs professionnels, qui réservent souvent plus tard. Dans un entretien accordé en 2011, l’ancienne responsable du service TGV AIR dévoilait que 24% des ventes étaient réalisées dans les agences de voyages et 13% dans les agences en ligne. Le reste se répartissait entre le site web de la compagnie (43%) et dans les agences de la compagnie (20%). Ces chiffres ont certainement évolué, mais le nouveau responsable refuse de nous les communiquer. Néanmoins, ce service est indéniablement un atout pour les agences de voyages de province, qui peuvent ainsi proposer à leurs clients de nouvelles compagnies qui ne viendront pas se poser dans l’aéroport de leur région. D’autant que de nouveaux opérateurs devraient certainement rejoindre ce partenariat entre le rail et l’air. Source: http://www.challengecommercial.com