Soupçonné d’avoir empoisonné volontairement sept patients, un médecin anesthésiste de Besançon s’est présenté ce mercredi matin devant les juges, qui devaient déterminer s’ils le plaçaient en détention ou en liberté sous contrôle judiciaire. Le suspect, un praticien réputé, et même apprécié dans le milieu médical bisontin, clame son innocence, alors qu’il risque la réclusion criminelle à perpétuité. Les juges n’ont finalement pas suivi la demande d’incarcération demandée par le parquet général, mais ils ont élevé le montant de sa caution à 100.000 euros.  Les empoisonnements concernent au moins sept patients, âgés de 37 à 53 ans, entre 2008 et 2017. Selon les premiers résultats de l’enquête, des doses létales de potassium et d’anesthésique ont été administrées à trois patients de la polyclinique de Franche-Comté et quatre patients de la clinique Saint-Vincent. Deux d’entre eux sont morts, alors que les opérations n’étaient pas particulièrement difficiles: un homme de 53 ans, mort d’une opération des reins, et une femme de 51 ans lors d’une simple opération pour fracture.   Mais le bilan pourrait s’alourdir: dans une précédente déclaration à la presse, la vice-procureure de Besançon Christine de Curraize évoquait une quarantaine de cas similaires étudiés par la justice, «dont une vingtaine mortels».  Suite aux demandes de l’avocate générale qui préfère éviter que des «éléments couverts par le secret de l’instruction» ne soient évoqués dans la presse, le président de la chambre de l’instruction Gilles Raguin a décidé de la publicité restreinte des débats. Une .