Lobbying à l’italienne

Créé par le 04 juil 2016 | Dans : business

J’ai eu l’occasion de me rendre à Rome pour assister à la première conférence sur le lobbying. En développant et en incitant le dialogue avec des non-institutionnels, le risque est évidemment de déraper vers la corruption des deux parties à l’échange, c’est-à-dire tant les organes communautaires que les groupes de pression. Il est par exemple nécessaire d’éviter les écarts de conduite des professionnels du lobbying, comme la vente des documents de travail des organes communautaires ou l’utilisation des symboles communautaires ou encore le fait de se faire passer pour un membre d’un organe communautaire. De la même manière la confidentialité doit être sauvegardée. Pour établir un cadre, les organes communautaires, comme toujours, se sont inspirés de l’existant, c’est-à-dire des règles en cours dans les Etats de culture de lobbying, comme en Allemagne, aux Etats-Unis, au Canada. Aujourd’hui, le cadre de l’intervention des tiers est à la fois institutionnalisé par l’existence d’un droit communautaire et laissé pour partie à l’autorégulation par les professions. C’est le principe de transparence qui fonde l’essentiel du cadre institutionnel du lobbying. Ce principe a été explicité dans une communication intitulée « transparence dans la communauté » et vise à favoriser le rapprochement du public et des institutions communautaires en particulier par le biais de la publication des documents d’intérêt public au Journal officiel, l’indication dans les programmes législatifs des propositions devant donner lieu à un débat élargi, la codification des textes considérée comme un moyen de clarté et de lisibilité. Ce principe est conforté par le développement d’une politique accrue d’accès aux documents puisque les limitations à ce droit d’accès sont interprétées restrictivement. Source: séminaire Italie.

Le développement de l’humanité

Créé par le 31 mai 2016 | Dans : société

Le développement continu de l’humanité peut être toujours considéré comme un vrai perfectionnement graduel, entre les limites convenables. On a donc le droit rationnel d’admettre, en sociologie, l’équivalence nécessaire de ces deux termes généraux, ainsi qu’on le fait habituellement, en biologie, dans l’étude comparative de l’organisme animal. Néanmoins, je dois, ce me semble, persister à employer surtout la première expression, qui, heureusement, n’a pas encore été gâtée par un usage irrationnel, et qui paraît spécialement convenable à une destination scientifique. Cette préférence est, à mes yeux, d’autant plus motivée que, même sous l’aspect pratique, la qualification de développement a, par sa nature, le précieux avantage de déterminer directement en quoi consiste, de toute nécessité, le perfectionnement réel de l’humanité; car, il indique aussitôt le simple essor spontané, graduellement secondé par une culture convenable, des facultés fondamentales toujours préexistantes qui constituent l’ensemble de notre nature, sans aucune introduction quelconque de facultés nouvelles. La seconde expression n’ayant point une telle propriété, surtout à raison du vicieux emploi qu’on en a tant fait de nos jours, nous devrons désormais, sans aucune affectation pédantesque, y renoncer essentiellement, mais en prenant toujours la première dans son entière extension philosophique, soit scientifique, soit pratique, maintenant assez définie.

Inciter

Créé par le 31 mai 2016 | Dans : business

Le but est de renforcer la connexion du staff et de construire un climat bénéfique au entreprise. Par des activités de exercices de management, de éducations expérientielles, d’tâches sportives, culturelles, esthétiques ou inventives, de nombreuses vertus savent être mises en avant. Le team building assiste la conduite du stress, la homogénéité et l’pertinence d’groupe. Les opportunités qui peuvent conduire à la création d’un conférence de team building peuvent être variés. Les incidents d’groupe, la limitation du stress, ou le besoin de rapport relationnelle sont des situations qui obligent à la tenue d’un colloque. La relation de l’équipe et de ses désirs ou la connexion d’équipe, la solidarité entre les salariés sont renforcées via au team building. Les actions de team building se classent en trois points importants : La récompense, l’intégration de nouveaux coéquipiers et la gestion de accident, celui-ci est continu dans les phases de gestion du changement. Enfin, la dimension de culture, l’amélioration de la décision commune et l’adhérence à la doctrine de la société sont des situation qui peuvent justifier la tenue d’un réunion de team building. Lorsqu’il s’agit seulement de renforcer les affinités entre les salariés d’une équipe au lieu de que de animer une groupe, on parle alors de bonding d’équipe. On conçoit que le notion s’est changé avec le période et comprend à présent différents points. Le conférence est un temps de travail sur vos objectifs afin d’parvenir à un résultat de qualificatif. S’ils sont de adhésion, incentive ou notamment une conférence les cabinets conseils assistent dans la mise en place d’événements de valeur ajoutée. La cohésion d’équipe : ce sont d’tâches ou de sessions de d’échange permettant de créer ou de conforter une équipe pour de gagner les challenges présentés à l’accoutumé par le monde de l’société. Habituellement les cohésions d’équipes sont créés avec des entraîneurs spécialisés dans l’coexistence d’équipes ou uniquement sur la base d’tâches facilitant de développer les relations parmi les participants. L’incentive : Il s’agit grâce à un équipe ou un réunion, d’promouvoir une mécanique mobilisatrice, incitative à vos salariés en leur faisant participer un occasion étrangère du journalier. Les incentive s’incorporent dans le instant de travail, dans un séminaire. Classiquement, le team building est un laboratoire de cohésion d’équipe : en vue de stimuler vos unités, pour leur rapporter fraternité dans un situation confus, afin de construire des liens entre les individus, pour affermir l’esprit d’équipe et la entraide, pour que les salariés éduquent à plus se connaître ou parallèlement pour favoriser vos participants, après une période de travail. Ce catégorie d’activité a habituellement lieu durant un actualité corporate. Vous conduirez de la sorte les vertus de votre société, et édifierez un ambiance avantageux au boulot.

Aventure spatiale

Créé par le 09 fév 2016 | Dans : business

Les débuts de l’aventure spatiale ont été largement marqués par des préoccupations stratégiques liées à un contexte particulier, celui de la Guerre froide. L’affirmation d’une souveraineté, la volonté de s’imposer sur la scène internationale, la proximité stratégique avec le facteur nucléaire comme autant de garants de la sécurité nationale ont alors été des motivations fondamentales qui ont structuré les programmes américains et soviétiques et, dans une moindre mesure, français. Même si les raisons de développer aujourd’hui une capacité spatiale ont évolué par rapport aux premiers temps de l’ère spatiale, la rémanence du lien entre compétences spatiales et présence internationale reste forte. C’est ainsi que l’on retrouve des éléments de cet héritage dans la priorité que la Chine accorde à l’Espace. L’essor progressif des applications civiles au cours des années 1970 et leur autonomisation au sein de la politique spatiale ont mis en évidence la contribution des satellites au développement technologique et économique. L’exemple du Japon illustre parfaitement le premier point, tandis que celui de l’Inde est emblématique du rôle des technologies spatiales dans l’aménagement du territoire, qu’il s’agisse de fournir aux régions isolées des services spécifiques de télécommunications (télé-enseignement, télémédecine, etc.) ou de contribuer à l’essor des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Dans le même temps, les avancées scientifiques de la recherche spatiale ont créé le socle d’une coopération internationale qui intègre progressivement les nouveaux entrants. Enfin, les évolutions technologiques survenues depuis les années 1990 (microsatellites, nanosatellites, etc.), jointes à la présence croissante – même si elle reste limitée – d’acteurs privés, ont marqué le début d’une nouvelle époque caractérisée par la banalisation progressive des moyens spatiaux et de leurs usages, sur fond classique d’affichage de puissance. Cette logique peut aller jusqu’à l’exploitation, à des fins d’image, du lancement de satellites devenus des éléments de fierté nationale et des symboles de modernité, dans des pays qui maîtrisent au mieux quelques pièces du système spatial ainsi célébré. Source: organisation de séminaire.

Les menaces du discours islamiste totalitaire

Créé par le 09 fév 2016 | Dans : politique

Céline Pina a été menacée d’exclusion du PS après sa dénonciation vigoureuse du Salon de la femme musulmane à Pontoise. En exclusivité, elle s’explique sur FigaroVox. Suite à vos propos dans les colonnes du FigaroVox, réaffirmés avec vigueur sur des plateaux télé, Rachid Temal, patron du PS du Val d’Oise, vous a publiquement mise en cause lors d’un conseil fédéral. Le Parti socialiste a publié vendredi soir un communiqué de presse qui a provoqué des réactions négatives jusque dans ses propres rangs. Qu’avez-vous à répondre? Céline PINA. – J’ai lu le communiqué de presse. Je ne pense pas qu’un texte aussi peu abouti ait pu être validé par le premier secrétaire de mon parti. Pour le reste, je pense vraiment que la question de l’avenir d’une future ex-conseillère régionale PS n’a vraiment aucun intérêt et qu’il serait dommage de se concentrer sur l’écume et d’oublier la vague. Ce qui est en cause ici, c’est l’embarras du politique face à des phénomènes qui préoccupent la société civile. Comme j’ai eu déjà l’occasion de le rappeler, ce qui développe un fort sentiment d’insécurité chez les Français, ce sont moins les attaques des islamistes que le silence de la classe politique… Vos paroles ont été, en revanche, unanimement saluées par les internautes. Qu’ils soient de droite ou de gauche, ils en ont loué d’une part le courage, et d’autre part, plus profondément encore, la dimension véritablement politique: vous avez insufflé de l’air dans le débat! Mon discours a rencontré une forme d’adhésion dont je ne suis guère en mesure d’évaluer la profondeur et l’impact dans la durée. Il n’en reste pas moins que je suis encore sidérée par le nombre de messages que je reçois, de partages qui ont lieu sur la toile, de commentaires qu’ils suscitent. À vrai dire, j’avais très peur d’un déferlement de haine. Il n’a pas eu lieu. Bien au contraire. Si mon discours a touché, c’est qu’en effet il répond à une attente profonde de parole et d’action politique ; c’est qu’il entre en résonance avec les attentes et les ressentis de nombreuses personnes. J’invite les citoyens à reprendre la parole. L’autocensure ne nous grandit pas et elle conduit à accepter l’insupportable, à détourner les yeux de ce qui existe. Mais comment ne pas s’autocensurer quand la puissance publique vous abandonne ? Mais les mots et les idées que j’utilise ne m’appartiennent pas. Je les ai puisés dans notre patrimoine commun. Ils sont à moi, à vous, à nous. Ils ont la puissance des rêves qui ont enfanté des mondes. Nous avons tous le pouvoir de les faire vivre. Voilà pourquoi j’invite les citoyens à reprendre la parole. L’autocensure ne nous grandit pas et elle conduit à accepter l’insupportable, à détourner les yeux de ce qui existe. Mais comment ne pas s’autocensurer quand la puissance publique vous abandonne? La peur distillée insidieusement dans les esprits est le plus efficace des bâillons. C’est ce que mettent en lumière l’ensemble des réactions de sympathie qui m’ont été témoignées et qui ont appuyé la cause que je défendais. Ce sursaut politique qui semble être attendu correspond pour vous à une vision essentielle de la République, voire à sa simple survie… Le propre d’une institution, comme un parti par exemple, est de produire du sens et de l’adhésion en transcendant la qualité de ses dirigeants. Mais quand l’institution pâtit du manque de crédibilité de ceux qui l’incarnent, c’est toute notre sphère publique qui est en danger. Car notre promesse républicaine s’appuie sur les institutions (mairies, préfectures, écoles, hôpitaux, partis politiques…) qui la font théoriquement vivre et en détiennent toutes une part. Encore faut-il que leurs représentants en soient convaincus. Sans quoi, faute de vision et de but, il ne reste que la vente à la découpe de faveurs et de passe-droits. C’est alors que nous détruisons notre monde commun. Une anecdote m’a profondément marquée. J’ai croisé un vieux copain, très engagé chez Les Républicains, qui m’a dit: «On a gagné les municipales, on vous a mis la pâtée aux départementales, on raflera les régionales, puis tout jusqu’à la présidentielle et aux législatives. Après, le balancier partira dans l’autre sens et vous récupérerez tout, jusqu’à la prochaine fois…» La France en garde alternée, voilà l’avenir politique que certains imaginent, occultant d’ailleurs que le Front national pourrait abréger de manière brutale ces petits calculs. De telles tactiques nous amoindrissent tous. Il y a une quête de spirituel dans le politique. Répondons-y! Je ne sais pas ce qu’il en est pour chacun, mais pour moi, les 7, 8 et 9 janvier, mon monde a basculé et il y a des choses que je vivais déjà mal avant, et que je n’admets plus du tout aujourd’hui. Puis il y a eu le 11 janvier. Cette force d’un peuple qui se lève et qui relève les symboles de la République. J’ai trouvé cela beau. J’ai pensé aussi que cela nous obligeait, nous, élus, à essayer de porter notre engagement à cette hauteur.

Un élève coûte 760 euros

Créé par le 09 fév 2016 | Dans : société

La scolarisation est plus onéreuse en lycée professionnel, notamment en raison des dépenses d’équipement et de transports. Un élève coûte en moyenne 760 euros par an à ses parents. Cantine, livres, assurance scolaire, frais d’inscription si l’enfant est dans le privé… En moyenne, la scolarisation d’un gamin coûte 760 euros par an à sa famille. La somme varie selon le niveau d’étude, et va en progressant. En moyenne, 580 euros pour un écolier, 890 euros pour un collégien et 1 160 euros pour un lycéen, selon une étude publiée ce lundi par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), un service qui dépend du ministère de l’Education nationale. Premier poste de dépense : les frais de cantine, d’internat et de garderie, qui varie entre 350 et 440 euros selon le niveau. Comptez ensuite 150 euros en moyenne de fournitures scolaires : entre 30 et 110 euros au primaire, entre 200 et 390 euros au collège. Elle est particulièrement élevée pour un élève de lycée professionnel, en raison des vêtements de travail souvent exigés et des matériels professionnels spécifiques. De manière générale, la scolarité en lycée professionnel coûte en moyenne 130 euros de plus qu’en lycée général ou technologique. Le matériel et les frais de transport plus élevés – les élèves en lycée pro étant souvent obligés de s’éloigner pour suivre leur spécialité – sont à l’origine de ces disparités.

Rentrée politique en Corse

Créé par le 09 sept 2015 | Dans : politique

Mardi dernier, j’ai été envoyé à un congrès à Ajaccio où j’ai eu l’occasion de parler de l’actualité avec plusieurs participants, et surtout du flux de migrants vers l’Europe (qui, semble-t-il, hante toutes les conservations). J’ai été surpris de voir lors de l’échange que beaucoup amalgamaient patriotisme et nationalisme. Une confusion qui n’a d’ailleurs pas manqué de causer d’importants malentendus, et cela se comprend aisément. Car si les deux concepts peuvent éventuellement être accolés, ils ne se confondent pas. Le patriotisme définit la dévotion de son pays, un attachement qui implique que l’on est décidé à l’avantager. Il est régulièrement confondu avec le nationalisme, mais c’est en réalité une idée beaucoup plus vieille, qui jouit d’un attirail théorique moins imposant. Le nationalisme présume que les nations existent comme entités reconnues; le patriotisme, en revanche, peut simplement signifier l’attachement à une région, une bourgade ou à une manière de vivre et n’a pas besoin d’impliquer l’idée précise de « pays ». Le patriotisme est plus un sentiment qu’une opinion politique, en fait. On pourrait bien entendu croire qu’il prospère dans lignée directe du conservatisme, mais il faut se souvenir que les régimes communistes ont fait appel au loyalisme patriotique. Ainsi, par exemple, l’Union Soviétique l’a mis à l’honneur au cours de la Grande Guerre, dite Patriotique (la 2eme Guerre mondiale). Si j’ai un seul regret pour ce congrès à Ajaccio, c’est de n’avoir pas eu le temps de profiter de la destination. Voilà bien un truc qui me crispe : me déplacer pour un séminaire et manquer de temps libre pour explorer le coin ! J’espérais naturellement voir un peu plus la destination (d’autant plus que je n’y étais jamais allé). Cependant, nous avons passé la plupart de notre temps dans des salles de congrès. Et pour bien enfoncer le clou, dans des salles montrant une superbe vue par la fenêtre ! Je crois que mon employeur est parvenu à renouveler le supplice de Sisyphe. Heureusement que l’organisation était magistrale, car côté emploi du temps, nous avons été nombreux à grincer des dents ! Tentez l’aventure de ce type de séminaire en Corse si cela vous dit, suivez le lien pour le site de l’organisateur.

11373879_875162342571543_1316118214_n

Et nos valeurs ?

Créé par le 09 sept 2015 | Dans : société

Symbole de résistance d’une France qui est et demeurera avant tout une idée, qui continuera à vivre tant que des Français, humbles ou illustres, la feront vivre, l’anniversaire de l’appel du 18 juin est un formidable enseignement pour toutes celles et tous qui se battent pour une certaine idée de la politique. Pour nous qui demeurons convaincus que le gaullisme, cet idéal de la « France éternelle », a préexisté au Général et lui a survécu, l’Appel du 18 juin reste par excellence un geste fondateur d’une actualité intacte car il rappelle la nécessaire exigence de résistance, de vérité et d’intégrité, dont devraient répondre nos dirigeants devant les Français. Les nombreuses affaires politico-financières, mettant en cause pèle-mêle anciens candidats à l’élection présidentielle, ministres en exercice, chefs de partis, trublions du business, caciques et entourages, jettent injustement le discrédit sur les élus honnêtes, de loin les plus nombreux, et font monter inexorablement la colère et l’abstention dans notre pays. Face à la défiance toujours plus grande, qui s’est aggravée depuis l’élection de François Hollande, entre une classe politique accusée par les Français de se servir avant de servir et le peuple, nous, gaullistes, souhaitons un renouvellement de celle-ci. Nos concitoyens, en particulier les jeunes qui pour beaucoup voient leur avenir hors de France, vivent après chaque élection les mêmes désillusions de politiciens qui se gargarisent avant le vote de toujours plus de promesses pour, une fois parvenus au pouvoir, les trahir sans aucun scrupule. L’appel du 18 juin est un symbole de liberté, c’est-à-dire de résistance à la pseudo-fatalité. Notre pays n’est plus libre de ses choix fondamentaux. Sans légitimité, sans pouvoir de faire ou de défaire, sans capacité ni surtout volonté dans ses sphères dirigeantes de dire non à des technocrates non élus, la France sombre. Notre pays doit savoir dire non, car « à force de dire oui à tout, on disparaît soi-même », selon l’impérissable mot du Général de Gaulle. Et l’Europe comme la mondialisation ne nous condamnent pas, comme ne cessent de l’ânonner les chiens de garde de la pensée unique, au renoncement et à la dépendance. Au contraire, c’est en affirmant et en s’appuyant sur ce que nous sommes que nous parviendrons, comme tous les pays qui tirent leur épingle du jeu, à surmonter l’incertitude des temps. Nos représentants doivent placer d’urgence au cœur de leur projet le combat pour un dévouement sans faille à l’intérêt public face aux gaspillages, aux dépenses somptuaires et à l’assistanat, et cela passe nécessairement, au préalable, par la reconquête de notre liberté.

Naissance de la France libre

Créé par le 09 sept 2015 | Dans : société

Cet article a été précédemment publié dans la revue L’Histoire. Les propos de Jean-Louis Crémieux-Brilhac sont recueillis par Jean-Pierre Azéma. Rallié à de Gaulle en 1941, Jean-Louis Crémieux-Brilhac est devenu l’historien de la France Libre. Il analyse et raconte ces premiers mois à Londres durant lesquels le Général fonde la résistance extérieure. L’Histoire: Qui est de Gaulle lorsqu’il arrive à Londres le 17 juin? Jean-Louis Crémieux-Brilhac: De Gaulle à cette date est le sous-secrétaire d’État à la Défense nationale du gouvernement Paul Reynaud. Avec Georges Mandel, il a été l’un des représentants les plus énergiques de la résistance aux Allemands, partisan de continuer la guerre à outrance. Le gouvernement britannique tenait à ce que, si le gouvernement de Bordeaux rompait l’alliance, il y ait une présence française auprès de lui dans le camp allié à Londres, capitale de la résistance à Hitler. Y résidaient déjà des dirigeants de tous les pays occupés par l’Allemagne en Europe: Norvège, Belgique, Pays-Bas, Pologne. Le 17 juin, quand Charles de Gaulle arrive à Londres, les dirigeants britanniques espèrent encore, en tout cas le ministre des Affaires étrangères Halifax et le Foreign Office, que Pétain jugera inadmissibles les termes imposés par les Allemands et que la France continuera la lutte. Les Britanniques ménagent le gouvernement français. C’est d’ailleurs Churchill en personne qui finira dans la matinée du 18 juin par imposer la diffusion de l’appel de De Gaulle face à une prudente réserve de tout le cabinet de guerre. Nombreux étaient ceux qui estimaient que de Gaulle étant persona non grata à Vichy, il valait mieux qu’il se taise. L’H.: Pourquoi Churchill soutient-il de Gaulle? J.-L. C.-B.: Churchill, à cette date, espère que des parlementaires français vont atteindre Alger et, soutenus par les proconsuls français dans l’empire, continuer la guerre. S’il choisit de Gaulle, c’est qu’il le connaît bien. Il l’a rencontré à quatre reprises quand il était sous-secrétaire d’État à la Défense, à partir du 5 juin 1940, deux fois à des conseils suprêmes interalliés à Briare et à Tours et deux fois à Londres. Churchill a été très impressionné par de Gaulle. Dans un télégramme confidentiel adressé à Roosevelt, Churchill parle de De Gaulle comme d’un général plein d’allant qui lui donne l’espoir de voir le gouvernement Reynaud, sous son influence, continuer la lutte. Donc, le 17 juin, il l’accueille à bras ouverts à Downing Street comme le premier représentant du gouvernement défunt de la IIIe République, mais en espérant qu’il ne sera pas le seul. L’H.: Le discours du 18 juin a-t-il été improvisé? Ou longuement mûri? J.-L. C.-B.: Il ne fait pas de doute que le discours du 18 juin est le produit d’une très longue maturation qui s’est poursuivie dramatiquement à mesure que les forces allemandes envahissaient la France. Cette réflexion remonte bien avant la guerre. De Gaulle, en 1934, avait publié un livre intitulé Vers l’armée de métier: il y soutenait l’idée que l’avenir militaire était à la guerre de mouvement et non plus à la guerre de tranchées, dépassée du fait de la motorisation ; le moteur bouleversait la stratégie. Par conséquent, l’armée française ne devait plus être seulement une armée défensive axée sur la ligne Maginot, mais devait aussi se constituer une force de frappe à base d’unités motorisées, essentiellement des blindés. Lorsque la guerre a éclaté, de Gaulle a été nommé commandant des chars de l’armée d’Alsace et il a cru bon d’adresser en novembre 1939 un mémorandum intitulé « L’avènement de la force mécanique » au président du Conseil Daladier et aux généraux Gamelin et Georges, commandants en chef des armées, pour leur rappeler que la transformation de l’armée française était urgente. Le général Georges a annoté son mémorandum des mots suivants: « Intéressant mais la reconstruction n’est pas à la hauteur de la critique! » Fin janvier 1940, n’ayant pas de réponse, de Gaulle, esprit rebelle qui ne craignait pas d’affronter la discipline, a pris sur lui d’envoyer ce mémorandum à 80 personnalités politiques pour en appeler de l’autorité du politique sur le militaire. Le 10 mai 1940, quand les Allemands lancent leur offensive à l’Ouest, de Gaulle est chargé d’improviser une quatrième division cuirassée. Il remporte avec elle un succès remarquable à Montcornet dans l’Aisne, le 17 mai, et, à la fin du mois, un succès plus brillant dans la Somme. A cette occasion, il réalise une avance de 14 kilomètres et fait 500 prisonniers sans pour autant parvenir à repousser les Allemands au-delà du fleuve, ni à supprimer leur tête de pont.

Dans la brigade… de cuisine… à Nice

Créé par le 02 juil 2015 | Dans : loisirs

C’est étrange, quand on y réfléchit. Si on m’avait averti il y a encore trois ans que j’assisterais un jour à un cours de cuisine, je n’y aurais pas cru une seconde. Et j’aurais eu tort, puisque c’est exactement ce que j’ai fait la semaine dernière, à Nice. Pour comprendre à quel point c’est étrange, il faut comprendre que la cuisine et moi, il n’y a encore pas si longtemps, c’était un peu comme Sarkozy et la délicatesse : on ne se connaissait pas. Et je n’arrivais pas à saisir pourquoi certaines personnes se fatiguaient aux fourneaux durant des heures pour ne passer en définitive que quelques minutes à goûter à leur plat. Ça me dépassait tout à fait. Et puis un jour, j’ai essayé de m’y mettre. Je voulais comprendre ce qu’il pouvait bien y avoir d’amusant dans cette occupation. Et là, j’ai vraiment compris. J’ai compris que cela pouvait pas mal servir de cuisiner. On se laisse vite prendre au jeu. Au début, on suit les dosages au mot près, pour ensuite se laisser guider par son inventivité. Aujourd’hui, je peux le dire : j’aime le fait de cuisiner. Cela me détend, lorsque j’éprouve le besoin de me déconnecter. J’aime penser à des associations d’aliments ; j’aime le fait de me laisser porter par mes envies du moment. Cette ardeur culinaire a pris tant de place que je regarde même régulièrement les émissions de télé qui parlent de cuisine ou de pâtisserie. Elles m’aident à m’ouvrir l’esprit. Je crée alors dans ma tête les plats les plus improbables. S’ils sont en général immangeables quand je prends la peine de les cuisiner, peu importe. Je n’ai jamais eu la prétention de devenir un grand cuisinier. Mitonner un plat n’est en réalité qu’un alibi. Ce qui importe vraiment, c’est d’apprécier le moment. Le fait d’avoir les mains dans le cambouis et de ne plus penser à rien, d’être dans le moment présent. Si vous n’avez jamais fait de cours de cuisine, je vous conseille en tout cas de tenter l’aventure. On ne s’y embête pas une seule seconde, et les gestes du chef permettent clairement de perfectionner sa technique. Pour ceux qui sont intéressés, voilà la page du cours de cuisine à Nice que j’ai suivi. Allez sur le lien pour en savoir plus.

11385229_1637048013207223_1330869622_n

1...1617181920

Pimp my neck |
Mermoz2ndebcdeutsch |
Mon Arbre |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Boubouuh
| Rayons arc-en-ciel
| Lingua portuguesa e cultura...