France : risques et aléas à l’horizon 2028

Créé par le 03 avr 2018 | Dans : politique

En matière d’analyse de soutenabilité, le FMI et la Commission européenne conduisent régulièrement des simulations. Pour la France, le FMI s’inquiète d’un risque sur le niveau de la dette publique en cas de choc sur la croissance économique, les taux d’intérêt et le taux de change, ainsi que sur la part de la dette détenue par les non-résidents. En revanche, les besoins de financement à court terme et le profil de la dette (maturité des titres…) seraient moins sensibles. Du côté de la Commission européenne, outre la détention par les non-résidents, c’est la part de la dette à court terme (10 %) qui excède le seuil limite. A l’horizon 2028, les projections de dette publique se répartissent en deux familles : un trend haussier dans 13 cas sur 15, dont 10 cas de nette accélération portant la dette bien au-dessus des 100 % de PIB, et un trend baissier, dans 2 cas sur 15. La balance des risques est donc clairement déséquilibrée, penchant vers une nouvelle progression de l’endettement public en cas d’incident macroéconomique ou de retour à la trajectoire « historique » (moyenne sur le passé). Les deux cas de désendettement supposent un respect dans la durée des engagements pris au niveau européen (programme de stabilité), avec un excédent de la balance primaire vers 2020. L’analyse stochastique confirme l’aléa négatif, assignant une probabilité de 60 % au fait que la dette française soit supérieure en 2022 par rapport à 2017.

La nouvelle révolution des marques

Créé par le 05 fév 2018 | Dans : business

Le mois dernier, j’ai participé à un congrès à Barcelone, où un orateur a évoqué une mutation fondamentale dans la communication des marques, avec l’avènement du brand content. D’une certaine manière, les marques ont toujours voulu rendre leurs communications plaisantes. Il leur fallait produire un discours impactant, plaisant ou insolite pour survivre dans un monde saturé de pub. Les marques ne se disputent désormais plus seulement entre elles, mais aussi avec les autres concepteurs de contenus. Cela ne se limite plus à sortir son épingle du jeu : elles doivent privilégier les intérêts du spectateur avant les leurs. Il leur faut désormais imaginer la communication comme un objet trinsèquement intéressant, apte à fournir une touche positive. Il ne sera pas donné à toutes les marques de le faire. Ce changement dans la façon de penser contraint en effet la marque à excéder la relation commerciale et à être attentive aux attentes des consommateurs, en particulier de leurs attentes concernant les médias et contenus culturels. Les attentes pour les communications de marque sont de plusieurs types. Lorsqu’on dit de la communication qu’elle devient un objet doté d’une plus-value, cette valeur peut venir de trois grandes directions : le contenu est mis en valeur pour son intention plaisante ou ludique ; le contenu est développé car il rend service ; le contenu est proposé parce qu’il apprend des choses. Evidemment, un contenu peut être l’un et l’autre ; un contenu pratique tel que des modes d’emploi peut être également plaisant. Un des intervenants a d’ailleurs souligné l’immense capital émotionnel qui est apparié aux contenus ludiques : ces derniers sont capables de créer une forte différence d’affect en comparaison des autres contenus. Apprendre quelque chose grâce à une marque peut évidemment susciter une émotion cognitive, mais qui ne procure pas le niveau d’implication que donnent des contenus ludiques (réussis, s’entend). Ce congrès à Barcelone est assez révélateur du mouvement présent dans l’univers des marques. Et le fait que mon responsable m’y ait envoyé est tout aussi symptomatique, car ce dernier est souvent lent à réagir. Il ne reste plus qu’à découvrir la capacité des marques à proposer des contenus qui concurrencent réellement les contenus classiques. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du blog sur ce séminaire à Barcelone qui est très bien élaboré sur ce thème.

De l’exemple du père

Créé par le 31 jan 2018 | Dans : société

Rendez les faits de sexe clairs à votre garçon comme développements intéressants et concrets de lois naturelles générales. La curiosité non satisfaite ou mal satisfaite est ce qui conduit un jeune garçon à trop insister sur les faits du sexe tels qu’ils s’appliquent à lui. Fais de lui ton confident. Apprends-lui à penser proprement et à agir proprement, ni à ignorer ni à exalter le sexuel. Surtout, quand il est lui-même directement dérangé sexuellement, que ce soit mentalement ou physiquement, qu’il ait le sentiment qu’il peut s’appliquer naturellement à vous pour le soulagement et l’explication. Si cela est fait, le développement sexuel de votre garçon avant la puberté sera normal et normal, et quand les problèmes plus graves et plus difficiles de l’adolescence se présenteront, il sera préparé à les gérer sur la base d’une pensée juste et d’une vie juste. Le sport naturel et sain en plein air, et l’évitement du langage grossier et de l’indécence devraient être soulignés. L’utilisation d’alcool, de café et de thé par les enfants a tendance à affaiblir leurs organes sexuels. Chaque garçon devrait savoir que la chasteté signifie la continence. Il devrait savoir que les pensées lascives mènent à des actions lascives, et que celles-ci drainent son système, ce qui peut gâcher sa vie dans les années à venir.  Dans l’éducation de ses enfants, l’homme moyen n’est que trop enclin à répéter la même erreur en attribuant inconsciemment à l’enfant la possession de ses propres sentiments et de son propre point de vue, c’est-à-dire les sentiments et les opinions de l’adulte. En général, les choses qui peuvent impressionner sexuellement l’adulte sont indifférentes au garçon sexuellement non mûr. Il est donc tout à fait possible pour un père de discuter de questions sexuelles avec son jeune fils et de l’informer de manière constructive, sans éveiller indûment sa curiosité sexuelle ou éveiller son désir. De telles discussions devraient, bien entendu, être conformes aux principes déjà énoncés dans la section « Reproduction ».  Si un garçon est habitué et a appris à considérer les conditions et les choses sexuelles d’une manière propre et innocente, quelque chose de parfaitement naturel, une curiosité et un érotisme inappropriés sont beaucoup moins susceptibles d’être excités que lorsque ce n’est pas le cas. Car tout le sujet aura perdu l’attraction dangereuse de la nouveauté. D’un autre côté, nous trouvons des garçons qui ont été élevés avec une grande pruderie et dans une ignorance complète des rapports sexuels (sauf ceux qui peuvent leur venir de sources impures), grandement excités et honteux par la première apparition des signes de la puberté. Le secret est l’ennemi d’une conception propre et normale de la part de l’enfant quant à l’endroit où le sexe et la fonction sexuelle jouent dans la vie et dans le monde. Il va sans dire que tous les moindres détails de la question de sexe ne peuvent être intelligemment expliqués à un petit enfant. Mais ses questions doivent toutes être répondues, honnêtement, et en tenant compte de son âge et de sa capacité à comprendre ce qui lui est expliqué.

Colloque d’Islande sur le Moyen Orient

Créé par le 22 déc 2017 | Dans : politique

L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis vont-ils forcer le Qatar à rentrer dans le rang ? C’est loin d’être évident, même s’ils s’en donnent aujourd’hui clairement les moyens. J’ai eu l’occasion de discuter longuement de la crise au Qatar avec quelques collègues, lors d’un séminaire à Hafnir en Islande, et il nous est apparu à tous qu’il était difficile d’établir des pronostics en la matière pour savoir qui s’en sortirait le mieux. Pour rappel, il y a quelques jours, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Yémen, Bahreïn, l’Egypte et les Maldives ont décidé de couper leurs relations avec le Qatar, en vertu de ses liens avec le terrorisme. Ces pays ont tenu à prendre des mesures répressives à l’encontre du petit émirat : le bouclage de leurs frontières maritimes avec Doha, le blocage des vols à destination du Qatar, etc. C’est un événement totalement inédit depuis l’apparition du Conseil de coopération dans les années 1980… Aux dernières nouvelles, cette crise inédite aurait été à l’origine provoquée par des hackers russes. L’objectif de ce piratage était d’encourager des dissensions entre les Etats-Unis et leurs partenaires : le pays héberge l’une des plus grosses bases militaires américaines dans la région. Les autorités du Qatar ont en effet confirmé avoir été la cible de hackers qui avaient diffusé récemment sur le site web de l’agence de presse des propos imputés (à tort) à l’émir qatar. Et le stratagème a fonctionné : Donald Trump a foncé dedans tête baissée et encouragé l’isolement du Qatar par ses voisins. De tels conflits entre les pétromonarchies du Golfe sont, selon l’expression d’un fin connaisseur de la région, « des affaires de famille qui se règlent avant tout en famille ». En espérant que celui-là sera rapidement résolu. Sinon, j’ai trouvé ce séminaire à Hafnir très plaisant ! Je vous mets en lien l’agence qui s’est chargée de l’organisation, si vous voulez en savoir plus sur la destination. A lire sur le site internet de l’Agence Séminaire en Islande.

Suciwati, Indonésie

Créé par le 18 déc 2017 | Dans : business

Suciwati est une défenseure des droits humains indonésienne. Son époux, Munir Said Thalib, a été tué en 2004. « [Sa mort] a eu des retombées dévastatrices sur beaucoup de ses proches, surtout sur sa famille. Il était notre chef de famille et assurait notre subsistance » a-t-elle déclaré à Amnesty International. Peu après la mort de Munir, Suciwati a reçu des menaces, dont un paquet contenant une tête de poulet accompagnée de la note suivante : « Ne vous avisez pas d’impliquer l’armée [TNI] ou vous subirez le même sort ». D’autres organisations qui demandent que justice soit rendue dans l’affaire de Munir ont reçu des colis identiques. En 2008, des policiers se sont rendus à l’école de ses enfants et ont posé des questions. « Bien sûr que nous avons été intimidés… Nous avons également reçu des appels téléphoniques de personnes anonymes qui voulaient se renseigner sur l’affaire de Munir, surtout lorsqu’une couverture médiatique lui était consacrée » a-t-elle expliqué. Elle a ressenti le poids de l’opprobre et des insultes et a été accusée de chercher à attirer l’attention, d’avoir soif de pouvoir et de « faire fortune sur le dos des morts ». « En Indonésie, les gens ont une mauvaise image des veuves comme moi, explique-t-elle, mais je dis toujours aux médias : “appelez-moi Suciwati, l’épouse de Munir, pas la veuve de Munir ”, car je ne voudrais jamais devenir veuve, il m’a été enlevé de force. »

Quand tu peux faire ton parfum

Créé par le 23 nov 2017 | Dans : loisirs

Dans la famille « Première fois », je demande : la création de parfum ! La semaine dernière, j’ai effectivement réalisé une expérience inédite : j’ai conçu mon propre parfum au cours d’un atelier de parfum à Paris. Cette activité sensationnelle (au propre comme au figuré) m’avait été offerte à l’origine par un couple d’amis. J’ai remercié poliment… puis ai totalement oublié. Heureusement que mon agenda vivant (ma femme) m’en a rappelé l’existence : j’ai ainsi pu my rendre juste avant la date limite de validité du bon ! Et au final, je suis plutôt content de l’avoir fait. Car une fois lancé, on s’amuse comme un gosse ! On ne voit pas du tout le temps défiler ! L’atelier ne ressemble pas vraiment à ce qu’on pourrait imaginer de prime abord : on a plutôt le sentiment qu’il s’agit d’un petit labo scientifique, en légèrement plus raffiné. Chaque apprenti-parfumeur est placé devant un orgue à 3 niveaux où trônent plus de 120 flacons d’essences de toute sorte. A cela s’ajoutent deux verres gradués, des languettes, des seringues et du papier afin de rédiger la formule. On ne mélange pas les essences à l’aveugle. On construit le parfum en se basant sur la pyramide olfactive. En premier lieu, la note de fond, la plus puissante, et qui est à la base du parfum : elle est élaborée avec des essences tenaces et elle peut rester plusieurs jours. Ensuite la note de cœur, qui définit l’identité du parfum : elle dure entre 2 et 10 heures. Et pour finir la note de tête, celle que l’on sent en premier dans le parfum, mais qui est éphémère, puisqu’elle disparaît à peine 2 heures après vaporisation. Si on est libre de choisir la direction qu’on souhaite donner à sa réalisation, on est accompagné tout du long par un professionnel, qui nous précise les mariages réussis ou rebutants entre certaines fragrances. Heureusement qu’il est là, car certains mélanges virent rapidement au patchouli, voire au désodorisant pour toilettes ! Mais le plus difficile, c’est tout de même de ne pas trop réfléchir. C’est un art loin d’être évident, pour un cérébral tel que moi. Il faut se laisser porter par son instinct, par son nez. Mais le jeu en vaut à la chandelle : à la fin de cet atelier de parfum, on a son parfum rien qu’à soi, une création unique qui ne ressemble qu’à soi ! Pour en savoir plus, je vous suggère la lecture du blog sur cet atelier de parfum à Paris qui est très bien fait sur le sujet.

parfum (8)

Le confort moderne

Créé par le 22 nov 2017 | Dans : société

A 91 ans, Roger Fatus est un designer heureux. Officiellement à la retraite depuis 1992, il vient de signer un contrat avec Disderot. Ce fabricant français de luminaires emblématique des années 1950 l’a contacté pour rééditer deux lampes dessinées à l’époque, et lui en commander une nouvelle. Dans la foulée, la marque a aussi ressorti un lampadaire du Néerlandais Dirk Jan Rol, 88 ans, dont plus de soixante passés en France. L’un et l’autre faisaient partie des Jeunes Loups, un groupe héritier du Bauhaus qui a révolutionné l’aménagement des intérieurs français de l’après-guerre. Pierre Guariche, Joseph-André Motte, Alain Richard, Michel Mortier… Après la reconstruction, ces designers ont proposé un mobilier « qui répondait aux critères de la société de consommation naissante avec des meubles beaux et simples », rappelle l’historien Pierre Gencey. De cette période pourtant, les éditeurs et le grand public n’ont retenu que le travail de leurs aînés, les précurseurs Le Corbusier, Jean Prouvé ou Charlotte Perriand, et celui de leur acolyte Pierre Paulin. Jusqu’à cet automne qui voit enfin les Jeunes Loups ressortir de leur tanière, grâce au travail de défrichage de quelques passionnés. L’entrepreneur Stephan Clout a racheté Disderot en 2007. « Cet éditeur est mythique car, dans les années 1950, c’était l’un des seuls à produire des modèles contemporains, précise-t-il.Malheureusement, quand je l’ai repris, presque toutes les archives avaient disparu. J’ai retrouvé le catalogue et identifié dix luminaires que j’ai décidé de ressortir. » Sauvé de la faillite l’an dernier, le fabricant Burov-Leleu connaît lui aussi une deuxième jeunesse grâce aux rééditions de modèles français des fifties, comme le fauteuil Saturne, signé Geneviève Dangles et Christian Defrance. « Après guerre, l’outil de production national était affaibli et ces modèles étaient donc édités en petites séries » Pierre Gencey, historien Mais les plus actifs sont sans doute les galeristes spécialisés, tels Le Cube Rouge, à Paris, ou Pascal Cuisinier, qui expose actuellement la reconstitution d’un salon français meublé de pièces réalisées entre 1954 et 1957 par le collectif ARP (Atelier de recherche plastique), formé de Michel Mortier, Pierre Guariche et Joseph-André Motte. Fauteuil en forme de soucoupe en métal tendu de tissu, table basse lumineuse, bibliothèque modulaire composent cet intérieur rétro et racé. « Ces créateurs ont bénéficié des recherches effectuées sur les matériaux durant la seconde guerre mondiale, comme le contreplaqué moulé et les plastiques », explique Pascal Cuisinier.« Nous étions les premiers à les utiliser pour accentuer le confort, à nous intéresser à la qualité de l’espace pour tous », confirme Roger Fatus. Une vraie rupture, car, jusque-là, l’Art déco faisait primer le style et s’adressait à une clientèle fortunée. Pourquoi l’histoire a-t-elle oublié les Jeunes Loups ? « Après guerre, les designers français ne bénéficiaient d’aucun soutien politique, alors qu’en Scandinavie les gouvernements soutenaient le meuble avec des aides à l’export, explique Pierre Gencey. Et puis l’outil de production national était affaibli et ces modèles étaient donc édités en petites séries. » Lire aussi : Retours à la ligne de Pierre Paulin La quasi-totalité des fabricants français de cette époque a fermé. Même Meuble TV, le principal d’entre eux, a disparu sans laisser d’archives, privant les designers de postérité. Seule exception notable, Pierre Paulin, qui a su évoluer vers un style plus pop, en phase avec les goûts de ses contemporains, et a collaboré avec des maisons étrangères, avant d’être retenu par Pompidou et Mitterrand pour meubler le palais de l’Elysée.

Aux commandes d’un avion

Créé par le 20 oct 2017 | Dans : voyage

Mercredi dernier, 15 heures. Je suis à Rennes, dans un petit aérodrome. Vincent et moi rejoignons l’avion qui nous attend, un Cessna 152. Vincent, c’est le pilote-instructeur qui va m’accompagner durant ce vol. Car oui, dans 10 minutes, je vais exécuter mon premier vol en tant que pilote. Nous faisons le tour de l’appareil pour vérifier son bon état. Le plein a été fait, tout semble bien aller. C’est le moment de monter dans l’appareil. Une fois bien installé, la ceinture attachée, mon casque branché et vérifié, Vincent prend contact avec la tour de contrôle et celle-ci nous donne l’autorisation de rouler. Car oui, avant de voler, il faut rouler jusqu’au bout de la piste pour se mettre face à elle. Nous y voilà. C’est déjà le moment d’y aller. Vincent s’occupe du décollage, mais je garde mes mains sur le manche (c’est un appareil de formation, et toutes les commandes sont donc en double) pour suivre la manoeuvre. L’avion prend de la vitesse puis quitte soudain le sol. La sensation est indéfinissable. Nous prenons prestement de l’altitude, et la sensation de vitesse disparaît alors que le sol rétrécit à vue d’oeil. Nous sommes en plein ciel, le pilote me laisse les commandes. Je suis tout de suite impressionné par le confort de l’appareil. Les commandes sont simplissimes. Je monte à 600 mètres. Il fait beau et la vue est splendide. Mais il faut bien avouer que je passe plus de temps à vérifier notre assiette qu’à admirer le paysage. Avec un sourire, Vincent me signale qu’il est déjà l’heure de prendre le chemin du retour. J’étais tellement concentré que je n’ai pas vu les vingt minutes défiler ! Vincent me réserve une surprise de dernière minute : c’est moi qui vais poser l’appareil ! Petit instant de stress alors que j’entame la descente. L’appareil descend à plus de 150 km/h et c’est plutôt impressionnant. Mais je manoeuvre en suivant les conseils de Vincent et, une minute après, le petit appareil retourne tranquillement à sa place. Première mission réussie ! Cette expérience étonnante m’a beaucoup plu et j’espère bien revivre ça sous peu. Contrairement à ce que je pensais, le pilotage d’avion est facile et ouvert à tous. D’ailleurs, on peut passer sa licence de pilote avant d’avoir atteint la majorité. Plus d’information sur ce de vol en avion à Bondues en cliquant sur le site de l’organisateur.

Donc le PS est mort

Créé par le 19 oct 2017 | Dans : politique

Seuls 22% des Français pensent que le Parti socialiste sera une force qui compte dans la vie politique dans cinq ans, selon un sondage Opinionway pour Public Sénat, Les Echos et Radio Classique publié jeudi. Dans le détail, 2% pensent qu’il pèsera « certainement », 20% « probablement ». A l’inverse, 77% estiment qu’il ne pèsera pas (50% probablement pas, 27% certainement pas). 1% ne se prononcent pas.  Parmi les sympathisants du PS, les résultats sont inversés (76% pensent qu’il comptera, contre 24%).  L’image du PS est sans surprise très dégradée auprès des Français, selon cette enquête: 19% en ont une bonne opinion (2% très bonne, 17% assez bonne) et 80% une mauvaise (42% assez mauvaise, 38% très mauvaise).  Chez les sympathisants PS, ils sont 77% à en avoir une bonne opinion, contre 23%.  Interrogé sur ces résultats lors de l’émission « L’Epreuve de vérité » (Public Sénat/AFP/Les Echos/Radio classique), l’ancien premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis ne s’est pas montré surpris.  « C’est normal parce que le Parti socialiste est convalescent et qu’il ne peut pas aujourd’hui incarner une alternative. Pourtant, c’est le parti de l’alternative », a-t-il estimé.  « Je pense que, contrairement à ce qu’affirme le sondage, nous serons sur le ring dans cinq ans », a-t-il assuré. « Macron ne surprendra plus, il aura gouverné. Et Jean-Luc Mélenchon, qui pendant trois ou quatre ans aura divisé, ça ne sera plus le même. Donc vous aurez une situation politique totalement différente », a-t-il poursuivi.  Interrogé sur la possibilité d’un retour de François Hollande dans le jeu politique en 2022, M. Cambadélis a souligné que l’ancien président de la République « laiss(ait) tout ouvert, comme toujours. On ne sait jamais ».  A propos de Manuel Valls, « un ami », il s’est dit « éberlué que cet homme si droit, si intègre, qui a fait de cela la marque du vallsisme, se soit vassalisé ». « Il est perdu », a-t-il jugé.  Enquête réalisée les 4 et 5 octobre 2017 par questionnaire auto-administré en ligne, auprès d’un échantillon de 1.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Ces français oubliés de Macron

Créé par le 28 août 2017 | Dans : politique

Plusieurs voix de représentants politiques des Français de l’étranger s’élèvent ces dernières semaines contre le manque de considération vis-à-vis des expatriés dont fait preuve, à leurs yeux, le gouvernement. Loin des yeux, loin du cœur ? Alors qu’ils ont voté en masse pour Emmanuel Macron à l’élection présidentielle et élu à l’Assemblée nationale dix députés La République en marche dans leurs onze circonscriptions, les Français de l’étranger ont le sentiment d’être déconsidérés par le gouvernement d’Édouard Philippe. « Dans le discours du président de la République à Versailles, comme dans le discours de politique générale du Premier ministre, on ne trouve aucune mention aux Français de l’étranger. C’est un silence pesant qui s’est abattu cette semaine sur nos deux millions de compatriotes », a ainsi écrit Boris Faure, conseiller consulaire des Français de Belgique, vendredi 7 juillet, dans une tribune publiée sur Le Petit Journal, intitulée « La marginalisation des Français de l’étranger est En Marche ». Premier grief : il n’y a plus, au sein du gouvernement, de secrétaire d’État dédié aux Français de l’étranger. Créée par Nicolas Sarkozy en 2011, la fonction avait été maintenue durant le quinquennat de François Hollande et avait une réelle utilité, à en croire Hélène Conway-Mouret, sénatrice (PS) des Français de l’étranger, qui occupa le poste entre juin 2012 et mars 2014. « J’ai réformé la représentation politique des Français de l’étranger, l’aide apportée aux familles en matière de bourses scolaires, j’ai lancé la numérisation des services consulaires. Tous ces chantiers ont besoin d’une impulsion politique, affirme l’ancienne ministre déléguée, contactée par France 24. Aujourd’hui, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ne dispose que d’un seul secrétaire d’État, sans attribution spécifique. Il n’y aura donc personne pour mener une réflexion en profondeur et s’inscrire dans le temps sur les sujets qui préoccupent les Français de l’étranger. » Les coupes budgétaires, dont les décrets ont été publiés le 21 juillet au Journal officiel, sont une autre source d’inquiétude. Pour le programme « Français de l’étranger et affaires consulaires », 12,1 millions d’euros en autorisation d’engagement (AE) et 10,4 millions d’euros en crédits de paiement (CP) ont été annulés pour 2017, tandis que 60 millions d’euros en AE et CP ont également été effacés du programme « Diplomatie culturelle et d’influence », correspondant notamment à une partie de la subvention versée à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Concrètement, cela devrait entraîner des économies de fonctionnement pour les services consulaires et, donc, des délais d’attente allongés pour les diverses démarches administratives (renouvellement de passeport, etc.) assurées par les représentations françaises à l’étranger. Les écoles françaises – déjà très onéreuses dans certains pays – pourraient, elles, être tentées d’augmenter leurs frais d’inscription afin de compenser la diminution des subventions. Certains reprochent aussi la volonté du gouvernement de supprimer la réserve parlementaire – cette somme d’argent que pouvait distribuer à sa guise chaque député et chaque sénateur. « Au-delà des abus auxquels il était indispensable de remédier, la réserve remplissait une fonction extrêmement utile, non seulement en France, en faveur de toutes petites collectivités, mais aussi et surtout à l’étranger. Parce que les budgets alloués par le Quai d’Orsay ne cessent de se réduire, certains services publics à nos compatriotes reposent dorénavant largement sur des associations – que ce soit pour l’accès à l’enseignement ou l’aide sociale », estime Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice (LR) des Français de l’étranger, dans une tribune publiée le 14 juillet sur Atlantico. Pour Hélène Conway-Mouret, ces mauvais signaux envoyés aux Français établis hors de France sont en contradiction avec le tropisme international affiché par Emmanuel Macron. « Les Français de l’étranger, c’est la place de la France dans la mondialisation, estime la sénatrice. Le chef de l’État est très actif sur la scène internationale et veut voir la France rayonner à l’étranger. Or, notre relance économique passe par l’international et il y a jusqu’ici un décalage entre les discours et la réalité des choix purement comptables effectués qui me gêne. » Un sentiment partagé par la plupart des représentants des Français de l’étranger qui préviennent : si le réseau éducatif, culturel et diplomatique français à travers le monde est en souffrance, la belle image d’une France qui rayonne à l’étranger, que veut promouvoir Emmanuel Macron, sera vite ternie.

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