Et si on revenait sur Nemtsov ?

Créé par le 08 avr 2015 | Dans : politique

L’assassinat de Boris Nemtsov, le 27 février, à Moscou, a déclenché une nouvelle frénésie accusatrice en Occident, comme si la responsabilité de Vladimir Poutine ne faisait d’emblée aucun doute. Certains commentateurs ont même assuré que, si Poutine n’en était pas le commanditaire direct, il en était le responsable, par « l’hystérie patriotique entretenue par le pouvoir », par ses idées. Bien sûr… La méthode rappelle étrangement les sinistres “procès de Moscou” de la période communiste. Dans le contexte actuel, cet assassinat est contraire aux intérêts du Kremlin, voire totalement idiot. Poutine avait en effet choisi de se rapprocher de l’Europe, pour ne pas aggraver les sanctions occidentales. Le cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine commençait à s’imposer, imparfait mais réel. L’assassinat de Nemtsov ne peut qu’affaiblir cette stratégie. La cible en valait-elle la peine ? Pas vraiment. Nemtsov n’avait pas une stature qui justifiait son élimination. Le pouvoir l’avait déjà marginalisé, comme tant d’autres opposants. Courageux mais isolé dans une opposition minoritaire et très divisée, ce tribun séduisant attirait plus les médias occidentaux que ses compatriotes. Pour beaucoup de Russes, ses fonctions officielles dans les années 1990 le reliaient aussi aux pires années de la Russie postsoviétique : l’effondrement général du pays. C’est précisément pour restaurer sa puissance que les Russes n’ont cessé d’élire Poutine depuis 2000. Ils lui savent gré d’avoir sorti la Russie de ce marasme. Ils supportent ses mé thodes autoritaires parce qu’ils savent à quoi ils ont échappé. Ils se reconnaissent dans son patriotisme rugueux et approuvent la récupération de la Crimée (condamnée par Nemtsov, applaudie par une partie de l’opposition). Aidée évidemment par la propagande officielle, sa cote de popularité s’est stabilisée au-dessus de 80 % d’opinions favorables. Nemtsov et ses amis condamnaient le “régime Poutine” sans avoir rallié la majorité du peuple. La “grande manifestation” du 1er mars a donné la mesure de leur audience. Ramenés à l’échelle de Paris (2,2 millions d’habitants), les 50 000 à 70 000 manifestants de Moscou (12,2 millions d’habitants) auraient représenté de 9 000 à 12 000 personnes. Le raz-de-marée anti-Poutine annoncé n’a pas eu lieu. Rares sont les correspondants qui l’ont honnêtement reconnu.

Français de souche ?

Créé par le 08 avr 2015 | Dans : politique

Appeler un chat un chat reviendrait ainsi à “mal nommer les choses”. C’est pourtant reconnaître son lent travail d’assimilation à la France. En désignant des Français dont les parents et peut-être même les grands-parents sont eux aussi français comme des “Français de souche”, François Hollande aurait commis une faute grave. L’accusation ne vient pas de l’opposition mais bien de son propre camp et même de l’un de ses anciens ministres. Mlle Aurélie Filippetti n’a pas aimé l’expression, a souhaité le faire savoir et invoqué pour cela les mânes d’Albert Camus. Cette réaction surprend de la part d’une femme de lettres qui n’a jamais hésité à appeler un chat un chat dans ses livres. Expression qu’il conviendrait d’ailleurs de mettre au féminin à la lecture de son oeuvre car l’ancien ministre de la Culture a, semble-t-il, la plume caressante quand il s’agit de décrire les frissons de l’adultère, mais l’oreille chatouilleuse lorsqu’il est question de faire la distinction entre les Français de toujours, ceux que les petits “beurs” appellent, non sans humour, les “Gaulois”, et les Français “issus de l’immigration”. Cette distinction, qui se contente pourtant de dire une réalité démographique et historique, friserait même l’apartheid… Ce qui inquiète dans cette guerre qui est faite en permanence aux mots dans notre pays, c’est le refus de dire la réalité au prétexte qu’elle serait contraire à l’idée que l’on s’en fait, autrement dit à l’idéologie que l’on souhaiterait imposer. Personne ne conteste sérieusement qu’un Français qui vient d’obtenir la nationalité a exactement les mêmes droits qu’un Français dont les ancêtres sont tombés à Gergovie. Sa voix pèse du même poids dans l’urne et il peut à ce titre, qui est par ailleurs le plus précieux, participer directement à la vie de la nation. En revanche, pourquoi vouloir nier que coexistent depuis toujours dans notre pays des “Français de souche” et des Français fraîchement naturalisés, lesquels sont d’ailleurs appelés à devenir à leur tour, et en quelques générations, des “Français de souche” ? Pour les uns la France est une vieille histoire de famille et leurs aïeux ont, dans leur immense majorité, labouré inlassablement cette terre sur laquelle ils sont nés. Pour les autres la France est une histoire personnelle et récente. Rien ne les oppose mais rien ne devrait interdire de les désigner pour ce qu’ils sont. C’est au contraire en niant l’identité des uns et des autres et donc la réalité historique au profit d’une pure construction idéologique que, non content de préparer les conflits de demain, on refuse de reconnaître à la France son lent travail d’assimilation.

Animation ou formation ? Quelques réflexions sur le team building

Créé par le 10 fév 2015 | Dans : business

Mon employeur a souvent recours au team building pour former ses équipes. Et je participe toujours avec plaisir à ces séminaires ludiques qui non seulement sortent un peu du quotidien, mais permettent également d’améliorer les performances (de l’équipe et de chacun de ses membres). Le team building était un échange gagnant-gagnant pour l’employeur et l’employé. Pourtant, il me semble avoir constaté un changement dans le domaine : aujourd’hui, si le team building reste profitable pour le salarié, il l’est souvent beaucoup moins pour l’employeur. En effet, le team building aide en théorie à améliorer l’esprit d’équipe et le fonctionnement d’un groupe. Dans la plupart des cas, il s’agit d’augmenter la capacité individuelle à collaborer de manière collective, et ce de manière réfléchie, efficace. Dans certains cas pourtant (notamment dans le cadre d’une création récente d’équipe), le but peut être de développer des rapports interpersonnels, d’apprendre à se connaître. En théorie, tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le team building présente un intérêt évident, tant pour le salarié que pour la direction. Cependant, dans la pratique, il en va très différemment. Le nombre de prestataires s’est considérablement accru ces dernières années, chacun voulant participer à ce marché prometteur. Les animations proposées se sont diversifiées au plus haut point, sans que la qualité suive toujours. On peut désormais, en matière de team building, déguster de la bière, faire un rallye, du parapente, une course au trésor, une murder party, une randonnée, de la plongée… Et tout cela est très bien (en théorie toujours), mais où est le sens de telles activités ? Une majorité de ces nouveaux organisateurs simplifie souvent le team building jusqu’à le considérer comme une simple animation. Or, le team building est loin de se résumer à cela : c’est avant tout une méthode. Tout le monde peut aller jouer durant une matinée, un jour ou davantage à des animations tantôt drôles, tantôt pleines d’adrénalines. Mais quel en est le bénéfice pour l’employeur, à part le bref dépaysement qu’il procure aux employés ? L’essentiel n’est bien évidemment pas l’activité en elle-même mais le fait qu’elle soit exécutée avec un objectif préalablement défini. Elle doit en tout état de cause permettre d’aborder par la pratique un ou plusieurs sujets sur lesquels l’entraîneur désire travailler. Il est donc décisif qu’elle se close par un débriefing, par le biais duquel le manager peut montrer les acquis et notamment entreprendre un transfert de compétences. En théorie, le séminaire est donc utilisé en vue d’arrêter des objectifs (personnels ou collectifs) et d’imposer des normes de fonctionnement pour l’équipe. Mais force est de constater qu’à l’heure actuelle, cette dernière partie, la plus importante, est passée sous silence, en raison de prestataires plus animateurs que formateurs. Allez sur l’Agence Incentive pour en savoir plus sur ces services.

Les français séduits par HSBC

Créé par le 10 fév 2015 | Dans : business

Passez-nous l’expression mais les Français qui avaient des comptes non déclarés dans les livres de la HSBC-Private Bank de Genève ont connu… des fortunes diverses. En observant le traitement opéré depuis novembre 2009 au fur et à mesure du décryptage des listings issus de la banque suisse, on s’aperçoit que les autorités françaises ont nettement privilégié la voie fiscale à la voie judiciaire. Résultat, depuis le début de l’affaire, 2.300 dossiers de contribuables surpris sur les listes HSBC-PB ont fait l’objet de contrôles. Et 300 millions d’euros ont été recouvrés grâce à cette seule source. Il s’agit là des données les plus récentes, communiquées au ministère des Finances par le cabinet de Michel Sapin. Et cela n’est pas terminé. Le sort des dossiers contrôlés est cependant intéressant à connaître dans le détail. Une note de synthèse de la Direction nationale de vérification des situations fiscales (DNVSF) datée du premier août dernier et que « l’Obs » a pu consulter éclaire nettement les options choisies. 875 dossiers avaient à cette date étaient contrôlés pour un montant de 2.567.687.903 dollars (2,2 milliards d’euros) d’avoirs. Il apparaît que trois scénarii étaient possibles. Sur ces 875 dossiers contrôlés, 569 (65%) ont fait l’objet de régularisation, c’est-à-dire que les contribuables, intimidés ou parfois en se faisant tirer l’oreille, ont payé les pénalités et fait rapatrier les fonds en France. Cette voie a par exemple été choisie par l’acteur Gad Elmaleh dont il faut noter que les 80.000 euros d’encours faisaient de lui un « petit » compte, au montant deux fois inférieur à la moyenne des avoirs détenus par chaque client français à HSBC-PB. 258 dossiers (29%) ont été traités en dossiers de dénégations, c’est-à-dire qu’une taxation d’office pouvant aller jusqu’à 60% a été appliquée, le tout dans une ambiance nettement moins cordiale que dans le précédent cas. Les contribuables concernés ont également dû payer les pénalités et dû faire rapatrier les fonds en France. Enfin, 48 dossiers (5%) ont été transmis aux services d’enquêtes judiciaires chargés de la fraude fiscale. Il s’agit notamment du cas d’Arlette Ricci et des affaires qui seront examinées par la 32eme chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Il faut noter que la voie judiciaire n’a été choisie que pour les dossiers dans lesquels la volonté de dissimulation était manifeste. Par ailleurs, il faut rappeler que les dossiers de fraude fiscale envoyés au tribunal ont suivi un chemin particulier. Comme le prévoit une particularité parfois décriée du droit français, ces cas passent en effet devant la commission des infractions fiscales (CIF), organisme dépendant du ministère des finances et surnommé « le verrou de Bercy ». Cette commission donne son feu vert à d’éventuelles poursuites pénales. Seul le ministère du Budget peut donc être à l’origine d’une plainte. Le président de la CIF, devant une commission parlementaire, avait récemment indiqué qu’il n’y a pas lieu de poursuivre pénalement l’ensemble des faits de fraude fiscale et que si un redressement fiscal était pénible, une traduction devant la justice pénale était bien plus infamante et qu’il convenait donc de la réserver aux faits les plus répréhensibles… Par ailleurs, rappelons qu’en novembre dernier, les juges Daieff et Bilger ont mis en examen HSBC-PB pour démarchage bancaire illicite et blanchiment de fraude fiscale. Selon « Le Monde », 8.936 Français « couvés par au moins 24 gestionnaires de comptes » ont désormais été identifiés dans les listings HSBC-PB. La proportion des cas traités par l’administration fiscale (95%) et par la voie judiciaire (5%) devait sensiblement rester la même dans les mois qui viennent. Il faut d’ailleurs souligner que les contribuables renvoyés devant le tribunal font également l’objet de redressements fiscaux. Les comptes dissimulés dans ces cas-là leur coûtent très cher.

Une situation vraiment pourrie en Ukraine

Créé par le 10 fév 2015 | Dans : société

Hier, les forces de la République populaire de Donetsk ont poursuivi leurs opérations défensives le long de la ligne de contact.Les combats les plus intenses se sont déroulés à la périphérie de Debaltsevo, où l’ennemi fait des efforts désespérés pour desserrer l’encerclement et reprendre les localités abandonnées auparavant. Au cours des combats des dernières 24 heures sur l’ensemble du front, la RPD a perdu un tank BMP, un tank SAU, trois mortiers ; 11 soldats ont été tués et 29 blessés. Selon les informations obtenues aujourd’hui en interrogeant deux prisonniers de guerre ukrainiens de la 25e brigade, capturés à la périphérie de Chernukhino, le commandement ukrainien a ordonné de miner les infrastructures ferroviaires de Debaltsevo. L’objectif est d’empêcher le rétablissement de la connexion ferroviaire entre les Républiques de Donetsk et de Lougansk après la retraite vers Artemovsk des troupes ukrainiennes fuyant le chaudron. Les locomotives, les trains de marchandises, les aiguillages de la gare de Debaltsevo–Sortirovochnaya, les dépôts de locomotives, les centres de contrôle du trafic sont minés, ainsi que la zone administrative du terminal de Debaltsevo. En outre, selon ces prisonniers de guerre, les stations de pompage et les postes électriques de Debaltsevo ont déjà été minés vendredi. Par conséquent, Kiev a déjà tout mis en œuvre pour détruire la ville après le départ de ses troupes. Pendant les combats d’aujourd’hui la RPD avait complètement investi Kalinovka et Redkodub, abandonnées par les forces ukrainiennes. Les opérations militaires pour repousser les contre-attaques se poursuivent à Chernukhino. Dans la matinée du 8 février, la RPD avait conquis une hauteur stratégique, à 2 km au Nord-Ouest du village de Lozovoy, ce qui a amélioré l’interception de l’approvisionnement du groupe de soldats ukrainiens coincés dans le chaudron de Debaltsevo. Deux contre-attaques des Forces armées ukrainiennes (FAU) pour reprendre le contrôle de cette hauteur ont échoué, non sans lourdes pertes en hommes et en matériel. Sur le front de Donetsk, les forces de sécurité ukrainiennes ont continué d’attaquer avec des batteries Smerch et Grad, soutenues par des pièces d’artillerie de gros calibre. Les FAU [Forces armées ukrainiennes] ont maintenu les positions de la milice de la RPD sous un tir nourri. La concentration de troupes supplémentaires à cet endroit est le signe qu’une attaque sur les lignes défensives est imminente à Novo-Azovsk.

Une simulation d’avion de chasse originale

Créé par le 16 déc 2014 | Dans : loisirs

Je ne suis pas un geek, contrairement à ce que certains pensent. Si je passe des heures sur mon ordinateur, ce n’est pas pour les réseaux sociaux ou le développement web. Non, si je passe une grande partie de ma vie sur mon ordinateur (hors travail), c’est uniquement pour jouer à Prepar3D. Si le nom ne vous dit rien, c’est que vous n’avez pas la même passion : c’est l’un des simulateurs de vol les plus poussés qui soient. Cette passion pour l’aviation n’est pas nouvelle : je me souviens encore des premiers Flight Simulator, quand le décor était réduit à une bouillie de pixels, et limité à une palette de dix couleurs. Vous comprendrez donc à quel point j’ai été en joie lorsqu’on m’a offert en cadeau une expérience de simulateur de vol d’avion de chasse. Présentation de cette activité hautement insolite, qui est unique en Europe. Cela se passe à la « Fighters Academy », à Lyon. L’ami qui m’avait offert cette activité m’accompagnait, car il avait lui aussi réservé une place pour le même jour. L’expérience commence ici bien avant d’entrer dans le simulateur puisque, à notre arrivée, on nous a remis un équipement de vol complet : combinaison, chaussures, casque, et harnais. C’est donc vêtus de pied en cape que nous avons gagné la salle de briefing, où nous avons reçu une formation succincte aux simulateurs. Mon ami étant lui aussi un passionné, qui plus est orienté avion de chasse, nous n’avons pas eu de mal à suivre. On nous a ensuite fait découvrir nos appareils respectifs : des cockpits intégraux, dotés même d’une verrière, avec à l’intérieur un tableau de bord reproduisant parfaitement celui d’un F18. Une fois à l’intérieur, il n’y a plus aucune trace de l’illusion, et on oublie rapidement qu’on est à bord d’un simulateur de vol. Car le cockpit est en effet placé devant un écran semi-sphérique, et offre au pilote une vue à 180°. Où que porte le regard, l’illusion est parfaite.
J’effectue un décollage tout en douceur, m’essaie à réaliser quelques tonneaux. L’effet est saisissant. Si le simulateur n’est pas sur vérins, le fait que l’écran entoure le pilote fait basculer l’intégralité du paysage lorsqu’on change de trajectoire. L’illusion est parfaite, et on oublie rapidement qu’il s’agit seulement d’un jeu. Surtout quand votre ami débarque sur le radar, et s’apprête à vous prendre en chasse ! Un immelmann, boucle, looping, et je me retrouve derrière lui. Le chasseur devient la proie. Il croyait vraiment avoir aussi facilement un maître de la simulation ? Si vous souhaitez en savoir plus, je vous laisse le lien vers ce simulateur de vol.

La pêche et la santé en question

Créé par le 16 déc 2014 | Dans : business

La durabilité de la pêche et de l’aquaculture au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Le poisson, qu’il soit produit dans le cadre d’activités de pisciculture/d’aquaculture ou capturé dans les stocks sauvages marins ou dulcicoles, est une source fondamentale de protéines et de nutriments essentiels, et ses qualités nutritionnelles comme ses autres vertus pour la santé sont de plus en plus reconnues. Il présente l’un des meilleurs taux de conversion d’aliments en produit alimentaire de haute qualité. Le poisson et les produits dérivés assurent des revenus et des moyens d’existence à de nombreuses communautés à travers le monde. Que ce soit aujourd’hui ou demain, la contribution de la pêche et de l’aquaculture à la sécurité alimentaire et à la nutrition dépend de nombreuses interactions entre plusieurs questions relevant de l’environnement, du développement, de l’action publique et de la gouvernance. La nécessité de nourrir une population mondiale de plus en plus nombreuse et de satisfaire une demande croissante de poisson pèse sur les ressources naturelles et menace la durabilité du développement des pêches marines et continentales et de l’aquaculture. Elle appelle en outre à résoudre plusieurs problèmes de gestion des chaînes de valeur du poisson, pour que celles-ci puissent contribuer à concrétiser le droit à l’alimentation des communautés de pêcheurs et à mettre le poisson à la disposition de tous. Enfin, elle remet en cause les rôles et les contributions des différents acteurs (communautés de pêcheurs, petits exploitants, entreprises internationales de pêche, etc.) dans un secteur très diversifié et hétérogène, sujet à d’importantes inégalités. Dans ce contexte, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a demandé en octobre 2012 au Groupe d’experts de haut niveau sur la sécurité alimentaire et la nutrition de réaliser une étude sur le rôle de la durabilité de la pêche et de l’aquaculture dans la sécurité alimentaire et la nutrition. Cette étude devait être pratique, concrète et orientée vers l’action publique et prendre en compte les aspects environnementaux, sociaux et économiques de la pêche, y compris de la pêche artisanale et comporter un examen du développement de l’aquaculture. Étant donné l’importance du poisson pour la sécurité alimentaire et la nutrition, que faudrait-il faire pour préserver, voire améliorer cette contribution, aujourd’hui et à long terme, compte tenu des défis que doivent relever les secteurs de la pêche et de l’aquaculture en matière de durabilité et de gouvernance et au vu des contraintes économiques et des situations démographiques auxquelles ils doivent répondre? Telle est la question à laquelle on s’efforce de répondre dans le présent rapport.

TGV Air, quand la SNCF veut concurrencer l’aérien

Créé par le 16 déc 2014 | Dans : business

« Nous assurons ainsi les correspondances avec une reprotection gratuite sur le vol suivant en cas de retard du train. A l’inverse, les clients peuvent prendre un train plus tard en cas de retard d’avion », poursuit Christophe Pouille. Quant au prix, impossible de le connaître précisément, il est inclus dans celui du billet d’avion. Toutefois, la grille tarifaire du TGV AIR est beaucoup plus simple que celle des trains classiques. Un tarif unique est fixé en début d’année en fonction de chaque gare. Libre ensuite à la compagnie de facturer le montant qu’elle juge adéquat à son client. Pour la SNCF, c’est une bonne affaire, car le panier moyen est beaucoup plus élevé que celui d’un TGV traditionnel. Peut-être à cause des voyageurs professionnels, qui réservent souvent plus tard. Dans un entretien accordé en 2011, l’ancienne responsable du service TGV AIR dévoilait que 24% des ventes étaient réalisées dans les agences de voyages et 13% dans les agences en ligne. Le reste se répartissait entre le site web de la compagnie (43%) et dans les agences de la compagnie (20%). Ces chiffres ont certainement évolué, mais le nouveau responsable refuse de nous les communiquer. Néanmoins, ce service est indéniablement un atout pour les agences de voyages de province, qui peuvent ainsi proposer à leurs clients de nouvelles compagnies qui ne viendront pas se poser dans l’aéroport de leur région. D’autant que de nouveaux opérateurs devraient certainement rejoindre ce partenariat entre le rail et l’air. Source: http://www.challengecommercial.com

La Belgique paralysée

Créé par le 16 déc 2014 | Dans : société

Plusieurs embarras de circulation liés à la grève tournante ont été relevés à Bruxelles, a indiqué lundi vers 07H00 une porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles. Des blocages perturbant la circulation étaient relevés à Delta, à Herrmann-Debroux et chaussée de Louvain à hauteur du garage Mercedes. Des barrages filtrants ont été mis en place devant le zoning industriel de Font Saint-Landry à Neder-Over-Heembeek, à la sortie pour aller vers le magasin Cora à Woluwe-Saint-Lambert, à la sortie 17 du ring pour aller vers le boulevard Industriel et à la sortie pour le Colruyt à Hal. Les cheminots ont installé un barrage filtrant uniquement pour les bus rue de France à Anderlecht. La porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles signalait divers piquets de grèves sans entraves à la circulation, notamment au Delhaize Arbre Ballon à Jette, devant la banque ING à Trône, au Basilix Shopping Center à Berchem-Sainte-Agathe, à l’ULB, au Parlement européen, devant la Commission européenne et devant Sibelga.

« Lumière » sur Malte

Créé par le 27 nov 2014 | Dans : voyage

Quand on pense à Malte, on imagine aussitôt la plage, les activités nautiques, et la détente. Et lorsqu’on m’y a envoyé en séminaire, j’ai pris tous les éléments indispensables à un séminaire professionnel : serviette, maillot, tuba, crème solaire… Je comptais bien profiter du moindre moment de libre entre deux réunions pour goûter aux joies de l’île. Sauf qu’on est en novembre. Et que s’il y fait plus chaud qu’ailleurs, il y pleut tout autant. Je me suis donc rabattu sur le musée des inventions de l’île. C’est pourquoi je vais aujourd’hui vous présenter la fabuleuse histoire de la lampe à huile. Si vous auriez préféré que je vous parle de plongée sous-marine ou de kitesurf, comprenez bien une chose : moi aussi. Pour toute réclamation, adressez-vous à mère Nature. L’humble lampe, à huile ou à pétrole, ne sert guère de nos jours que lors des pannes de courant. Mais durant des milliers d’années, ses devancières ont fait reculer les ténèbres, sans oublier leur rôle symbolique, religieux ou festif. On estime que les premiers modèles, très grossiers, virent le jour 80 000 ans av. J.-C. Une lampe est un récipient contenant un liquide inflammable, muni d’une mèche à combustion lente conçue pour absorber le combustible. Les premiers hommes utilisaient des pierres ou des coquillages creux emplis de graisse animale. Un peu de mousse ou de lichen tenait lieu de mèche. La première lampe digne de ce nom apparaît avec l’agriculture, vers l0 000 av. J.-C. Avec la plantation d’oléagineux, comme l’olivier, le combustible était tout trouvé. Outre la lumière qu’elles dispensaient, les lampes devinrent d’importants symboles utilisés lors des rituels – la Bible et le Coran y font maintes références. Avec les Romains, la lampe à huile passa au stade de la production de masse (un stock tout neuf a été découvert dans les ruines de Pompéi, détruite par une éruption volcanique en 79 apr. J.-C). Au Moyen Âge, la chandelle devint populaire, mais sa flamme n’égala jamais la brillance de la lampe à huile. Néanmoins, la révolution industrielle du XVIIIe siècle créa les conditions de l’innovation. En 1780, le savant Aimé Argand mit au point une lampe à carcasse métallique, donnant une flamme vive et exempte de fumée, mais l’éclairage électrique rangea dans les placards de l’histoire une invention aussi vieille que la civilisation. Voilà. A défaut de vous avoir fait rêver, je vous ai rendu plus cultivé. Ne me remerciez pas. Si j’ai plus de chance pour mon prochain séminaire sur l’île, vous aurez peut-être droit à un récit de plongée. Cela fait un moment que je rêve de voir le Blue Hole. Bon, je vous laisse quand même le lien vers l’agence séminaire à Malte qui s’est très bien occupée de nous, ils ont fait un boulot remarquable pour que notre événement soit un succès.

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